Et que ça sonne !

Dans les écoles, les cloches se suivent et se ressemblent. Tellement qu’on les oublie. Faisant ce constat, la conseillère pédagogique Marie-Claude Bourgault a eu l’idée de transformer le signal en projet pédagogique.

 

En collaboration avec une représentante de l’Orchestre métropolitain, un compositeur et une médiatrice culturelle, des élèves des écoles Gentilly etPerce-Neige  ont composé des micropièces musicales de quelques secondes qui marquent dorénavant les moments de transition dans leur établissement. Bref, une cloche à leur image.

 

Mme Bourgault explique que ces créations sont le fruit d’une démarche structurée : tout d’abord écouter la cloche actuelle, s’interroger sur sa fonction, puis réfléchir à ce qu’une nouvelle sonnerie devrait connoter (joyeuse, amicale, rassembleuse, etc.). Les élèves se mettent ensuite à l’œuvre pour composer le segment musical, puis l’interprètent.

 

À l’école Perce-Neige, les élèves de l’harmonie de cinquième année ont produit deux sonneries. Une courte pour la majorité des transitions et une plus longue marque le début et la fin de de la journée, de même que le midi. Dans les deux cas les instruments à vent sont à l’honneur. À l’école Gentilly, les élèves d’une classe d’accueil ont privilégié une ritournelle exécutée au xylophone.

 

La conseillère pédagogique compte reprendre l’expérience l’année prochaine avec les écoles qui le souhaitent et projette de concevoir une trousse pédagogique conçue en collaboration avec l’OM à cet effet. À terme, elle souhaite constituer une banque de sonneries originales que les établissements pourraient emprunter.

 

Elle est loin l’époque des lourdes cloches de cuivre qui froissaient les tympans.