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Le 4 axes d'intervention:  la classe, l'école, la famille, la communauté

 
 

En résumé...

S’il faut un village pour élever un enfant, il faut un peu plus que la seule relation maître-élève pour l’instruire, le socialiser puis, éventuellement, le qualifier. En plus que d’être 1) l’élève d’un-e tel-le, il est 2) l’écolier de toute une institution, 3) l’enfant dans une structure familiale et 4) un membre de sa communauté.
 
 
Une réflexion
en guise
d'apéro

 
«Nous avons demandé à M. Bisaillon pourquoi on avait décidé, lors du Sommet, d’instaurer des plans de réussite pour les élèves alors qu’il existe déjà des projets éducatifs dans chaque école. À cette question, il a répondu que les représentants au Sommet voulaient un engagement plus concret de chaque établissement. Le milieu devrait planifier plus d’actions concrètes pour favoriser la réussite des élèves. Voici ce qu’il pense à cet égard : "Le projet éducatif n’a pas la même vocation que le plan de réussite; le premier donne le ton à l’école et les grandes orientations et le second donne des dents au projet éducatif puisqu’il est accompagné d’actions et de mesures concrètes".»
 
 
La source
Entrevue accordée à la revue SAVOIR de la FCSQ (automne 2000), pages 12-13
 
 

Les détails...

Récapitulons la démarche jusqu'ici:
 
  • L'analyse a été effectuée et on a pris soin de la centrer sur les besoins des élèves, pas ceux de l'école ou de son personnel
  • Parmi ces besoins, certains ont été retenus à titre d'orientations (exemples)
  • Ces grandes intentions ont été traduites en objectifs précis et susceptibles d'être évalués
  • ... et là, au moment de passer à des actions concrètes, au moment de donner des dents au projet éducatif, PAF!, la direction et son comité de pilotage frappent un obstacle surmontable: le syndrome du coude coïncé.
 
 

La nature du syndrome

Lorsque vient le temps d'identifier les responsables de la mise en oeuvre du projet éducatif, les enseignants ont parfois le réflexe de pointer les acteurs qui se trouvent au bout de leur bras tendu:
 
  • la direction + les PNE
  • les parents
  • les ressources communautaires
  • ...

Il arrive moins souvent qu'ils plient le coude pour se pointer eux-mêmes: «que puis-je faire en classe, moi, pour que mes élèves deviennent...

  • ... meilleurs lecteurs?
  • ... plus méthodiques?
  • ... plus motivés?
  • ... plus ponctuels?
  • ...
 
 

Il existe 3 précautions contre ce syndrome:

Le première est de s'assurer que le projet éducatif comporte au moins une orientation directement branchée sur le volet INSTRUIRE de la mission de l'école.

Si ce remède a été omis lors du passage

Analyse -->Orientations,

il faudra attendre le prochain cycle pour l'appliquer.

Sa seule présence ne suffit pas. Même lorsqu'un projet éducatif cherche à hausser le niveau de maîtrise des élèves en lecture, une tempête d'idées risque de ne générer guère plus que:

  • l'école mettra en place plus de services de soutien et de dépistage
  • les parents devront mieux encadrer les devoirs et leçons de leurs enfants
  • les sorties à la bibliothèque municipale se feront plus fréquemment.
 
 

Une seconde précaution:

À cette première précaution (s'assurer que le volet INSTRUIRE est représenté) il faut en ajouter une seconde: éviter de poser une question ouverte du type: que peut-on faire, concrètement, pour hausser le niveau de maîtrise de nos élèves en lecture?

Sans tomber dans l'excès contraire (i.e., soutenir que tout repose sur les épaules des seuls enseignants), il s'agit de se rappeler qu'il faut un peu plus que la seule relation maître-élève pour instruire cet élève, le socialiser puis, éventuellement, le qualifier.

En plus que d’être

  1. l’élève d’un-e tel-le,
  2. il est l’écolier de toute une institution,
  3. l’enfant dans une structure familiale
  4. et un membre de sa communauté.

La tempête pour récolter des idées de moyens serait bien avisée de s'organiser le long de ces quatre axes d'intervention.

 
 

Une troisième précaution:

Il existe une précaution finale que l'on peut prendre pour optimiser la récolte d'idées le long de l'axe le plus déterminant, i.e., la salle de classe et ce qui s'y passe:
 
  • pré-inscrire, dans le document distribué aux enseignants, tout ce qui se fait déjà le long des trois autres axes (école, famille, liens avec les ressources communautaires) et laisser vide la case classe.
  • ajouter une section, vis-à-vis chaque objectif, visant à récolter les besoins en perfectionnement des enseignants.

Voici un exemple:

 
Objectifs Moyens concrets pour atteindre cette objectif Mes besoins en perfectionnement ou en aide par un conseiller pédagogique
École Famille Communauté Classe
#1 * bla-bla
* ble-ble
* ...
* bli-bli
* blo-blo
* ...
* blu-blu
* bly-bly
* ...
   
#2 * bla-bla
* ble-ble
* ...
* bli-bli
* blo-blo
* ...
* blu-blu
* bly-bly
* ...
   
... ... ... ...    
           
   
 
 
Réalisation: Amine Tehami
© Piquer à satiété avant de citer la source... n'est pas voler
 
Moyens
page rédigée le 9 jan. 2004
mise à jour le 01 novembre 2007
Dernière mise à jour : 01 novembre 2007