Des bâtons de popsicle, des cure-dents, de la soie dentaire et de la colle, c’est tout ce dont les élèves de l’école secondaire Dorval-Jean-XXIII (Dorval) ont besoin pour construire des ponts suffisamment costauds pour supporter des charges de plus de 1 800 kg. Les élèves de Dorval n’ont pas construit un pont, mais trois, Krik, Krak et Krok, qui ont ravi les trois premières places de la compétition PontPop ÉTS organisée par l’École de technologie supérieure.
La compétition regroupe 52 équipes représentant des écoles secondaires de la région de Montréal. Le Collège-Saint-Louis (Lachine et LaSalle) et les écoles secondaires Dalbé-Viau (Lachine), des Sources (Dollard-Des Ormeaux), Dorval-Jean-XXIII et Monseigneur-Richard (Verdun) ont présenté chacune trois équipes et ont accaparé sept des quinze premières places. Le jury, composé d’ingénieurs et d’architectes, évalue les structures selon la qualité d’exécution (25 % de la note), l’esthétique et l’originalité (25 %), la présentation technique (10 %) et le facteur de résistance de la structure (40 %). La mesure du facteur de résistance est d’ailleurs cruelle, les constructions sur lesquelles les élèves ont investi plus d’une centaine d’heures passeront sous la presse hydraulique, jusqu’à ce qu’elles craquent (elles sont la plupart du temps pulvérisées).
L’équipe Krik, en plus de finir en tête, reçoit la mention de la charge la plus élevée. L’équipe Krak, troisième, remporte le prix coup de cœur Architecture et le prix Média PontPop remis à l’équipe ayant fait la meilleure présentation orale de son projet. Enfin, cerise sur le gâteau, le prix des enseignants du secondaire a été remporté par Richard Sicotte, enseignant à l’école Dorval-Jean-XXIII, c’est d’ailleurs lui qui, depuis 6 années, pilote les élèves de l’école dans cette aventure.
Patrice Brisebois, directeur de l’école Dorval-Jean-XXIII, explique que pour quelques-uns des ingénieurs en herbe. l’aventure est loin d’être terminée. Les membres des meilleures équipes (Krik et Mgr-Richard-1) de deux écoles secondaires auront en effet la chance de participer à un stage en Chine où ils découvriront écoles et installations scientifiques. On espère même établir des liens pour favoriser la venue d’une équipe chinoise à la prochaine rencontre de PontPop ÉTS. Comme quoi, avec des bouts de bois, de la soie dentaire et de la colle, on peut même faire des ponts entre les cultures.