Un événement haut en couleur

(3 avril 2019) Les élèves de la CSMB se sont rendus à la Grande Bibliothèque, le 15 mars, puis au Musée de la civilisation de Québec, le 20 mars, à l’occasion des Journées internationales de la Francophonie. Plus de 250 jeunes de Montréal et de Québec ont occupé les différents espaces de ces lieux, ainsi que la scène, pour célébrer leur volonté de paix, la beauté de leur langue commune et l’importance du vivre-ensemble. Théâtre, chant choral, slam, musique et danse… il y en avait pour tous les goûts.

À Montréal, les élèves du programme de musique de Pierre-Laporte ont d'abord livré des prestations d’un grand professionnalisme dans les allées de la Grande Bibliothèque. Plus tard, un spectacle de 90 minutes, porté par 150 jeunes provenant de plusieurs écoles primaires et secondaires, a été présenté. La semaine suivante, à Québec, l'Harmonie-Dorval-Jean-XXIII, avec ses 50 musiciens, animait le hall du musée pour accueillir les invités.

Mozaïk, la troupe de théâtre de l’école Paul-Gérin-Lajoie-d’Outremont, a pour sa part créé de toutes pièces une histoire sur la paix et l’importance d’accepter la différence. À l’aide de courts sketchs, les jeunes ont partagé leur vécu et diverti les nombreux spectateurs. Jeanne Rivière-L’Hérault, une élève de quatrième secondaire, dit avoir répété pendant un mois pour livrer sa prestation. «Tout le monde est différent. Pour moi, la paix, c’est d’accepter la différence des autres. La paix nous permet de garder l’harmonie».

En parallèle se tenait une simulation diplomatique de l’ONU, conçue et organisée par 50 jeunes des écoles secondaires de Montréal et de Québec. Ce projet, qui constitue une première dans l’enseignement public, a été mis en oeuvre par Malik Dahel, élève de 5e secondaire à l’école Saint-Georges, lequel était soutenu dans ce projet par des enseignants. Les jeunes placés en équipe représentaient les délégués de différents pays et débattaient de grandes problématiques environnementales, mais aussi migratoires. «En cette journée de manifestation mondiale pour le climat dans les rues, nos étudiants ont plutôt opté pour une manifestation silencieuse, en réfléchissant aux grands enjeux mondiaux qui menacent la paix», a affirmé Aida Kamar, de l’organisme Vision Diversité, partenaire de la CSMB. Au terme de leur journée, les jeunes diplomates ont fait parvenir leurs recommandations au premier ministre du Québec.

À Québec, les jeunes ont présenté l’exposition «Dessine-moi la paix», en collaboration avec Cartooning for Peace, dont les responsables avaient fait le déplacement de Paris pour partager ce moment privilégié avec les élèves.

«Les journées de la francophonie constituent l’occasion de poursuivre notre réflexion sur les meilleures pratiques éducatives à adopter, afin d’assurer la réussite des élèves de toutes les origines et de contribuer au développement d’une société diversifiée et inclusive », conclut Diane Lamarche-Venne, présidente de la CSMB.


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